Le Syndicat Intercommunal de Restauration Collective du Bassin Chartrain (R.C.B.C.) qui dessert Chartres, Barjouville, Berchères les Pierres, Champhol, Coltainville, Corancez, Le Coudray, Gasville-Oisème, Jouy, Luisant, Morancez, Nogent le Phaye, Sours et Ver-les-Chartres n’entend pas servir des repas bio, selon un article récent de la Rep.
Raisons avancées : le coût des matières premières qui serait supérieur d »au moins 40% en raison de la faible production bio nationale, et l’obligation de répercuter l’augmentation du prix sur le consommateur.
Par ailleurs, il faudrait passer à des repas 100% bio pour que la décision soit « valable », selon le Directeur François Charlemagne.
Bon, le Directeur de la R.C.B.C. parait reconnaître sans difficulté qu’il n’est pas un adepte de la nourriture biologique…
L’argumentation avancée concernant le coût ne tient pas la route :
D’après une étude commandée par la Fédération des Maires de Villes Moyennes en 2009, le surcoût lié au bio est estimé à une moyenne de 30% du prix des denrées. Si la R.C.B.C. introduisait 20% de denrées bio, cela représenterait donc un surcoût global sur les denrées de 6%, et une augmentation du prix des repas de 2%…
L’argument financier est donc très pratique et évite d’avoir à remettre en cause son organisation, notamment au niveau des circuits d’approvisionnement.
Il s’agit donc là clairement d’un manque de volonté, et de volonté politique (les décideurs dans un Syndicat Intercommunal sont les représentants des Communes).
La ville de Saint-Etienne (42) a elle décidé d’introduire 50% de produits bio depuis la rentrée 2009, sans hausse du prix du repas pour les familles, et les repas seront 100 % bio à terme.
En tout état de cause, le Grenelle de l’Environnement prévoit qu’à partir de 2012 20% de produits bio devront être introduits dans les cantines : la RC.B.C. devra donc s’y mettre…

Chargement











