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L’ADHESION A EUROPE ECOLOGIE

CONSTRUIRE UN AVENIR COMMUN

Vous êtes signataire ou sympatisant-e d’Europe Ecologie. Pour participer au processus de débat et de vote qui aboutira, avant la fin de l’année 2010, à la structuration de l’écologie politique, vous pouvez désormais adhérer à Europe Ecologie.

Les récentes élections européennes et régionales ont permis d’affirmer la crédibilité de l’alternative écologique. Face aux impasses du libéralisme, de la social-démocratie ou de l’extrême gauche, une brèche s’est ouverte qui permet d’envisager l’émergence d’une nouvelle offre politique porteuse d’espoir pour nos concitoyens : celle d’une transformation écologique et sociale de la société.

Avec Europe Ecologie et l’ensemble de ses composantes ou sensibilités, affiliées ou non aux Verts, l’écologie politique est à présent la troisième force politique du pays. Sa dynamique a été rendue possible en rassemblant des énergies diversifiées sur une même conviction : l’écologie est l’avenir de l’humanité.

C’est cet avenir qu’il s’agit désormais de construire autour d‘un projet approfondi de transformation des modes de production et de vie, adossé aux grandes valeurs qui ont favorisé le progrès humain.
C’est cette dynamique qu’il faut maintenant prolonger et amplifier en l’incarnant dans une organisation politique ouverte et durable, fédérant toutes celles et tous ceux qui nous ont accompagnés ces deux dernières années ou qui souhaitent à présent rejoindre le rassemblement des écologistes.

Nous sommes donc conviés à l’élaboration commune d’un projet de société ainsi que de la forme d’organisation démocratique qui le portera dans les années à venir, en menant entre nous un débat sans tabou sur l’identité, la stratégie, le programme et le type de structuration du mouvement de l‘écologie politique. Sa conclusion sera celle que l’ensemble des adhérents d’Europe Ecologie tirera au cours des Assises de l’écologie politique. Ce débat démocratique nous appartient et chacun d’entre nous a la responsabilité de le faire vivre en y participant politiquement et financièrement.

Dans cet esprit, et parce que j’adhère aux valeurs et aux enjeux majeurs de l’écologie que sont notamment la défense de la biodiversité et du vivant, le rejet du productivisme et du libéralisme économique, la prise en compte de la finitude des ressources de la planète, la lutte contre le dérèglement climatique, le refus de la fausse et dangereuse solution que constitue le développement du nucléaire et d’une société hyper-technologique, la culture de paix et de non-violence, la solidarité et la justice sociale, la lutte contre le racisme et contre toutes les discriminations, le fédéralisme et la démocratie participative, un autre partage des richesses entre les générations, les peuples et les territoires… je souhaite participer au processus de débat qui aboutira avant la fin de l’année 2010 à une organisation pérenne de l’écologie politique.

> Pour cette raison, j’adhère à Europe Ecologie.

« L’abandon de la taxe carbone ou la victoire de l’écolo-cynisme » selon Yannick JADOT dans terraeco.net

Yannick JADOT est député européen Europe-Ecologie.

«  L’abandon de la taxe carbone est lourd de conséquences pour notre pays. Il clôt momentanément la perspective d’une fiscalité écologique, entérine le refus d’une transition énergétique fondée sur les économies d’énergies et les renouvelables et créatrice de centaines de milliers d’emplois. Il laisse les Français seuls face à des factures de plus en plus élevées, met fin à l’émergence d’une forme de gouvernance pluri-acteurs initiée par le Grenelle de l’environnement. Et confirme enfin la panne dans la lutte contre les changements climatiques.

Certes, nous l’avions dit, les arbitrages de Nicolas Sarkozy étaient mauvais. Prisonnier des lobbies les plus productivistes de l’agriculture, des transports routiers, de l’énergie ou du béton, prisonnier d’une majorité qui n’a jamais caché son opposition au Grenelle et à sa démocratie participative, le Président avait vidé la contribution climat-énergie initiale de tous ses éléments d’efficacité énergétique et de justice sociale. Le rejet par le Conseil constitutionnel en début d’année offrait l’opportunité de réunir à nouveau entreprises, syndicats, associations et collectivités locales autour de l’Etat pour trouver les compromis positifs qui accompagneraient la nécessaire transformation de l’économie française et l’émergence d’une nouvelle compétitivité. Espoir rapidement douché.

Sauver le chiffre d’affaires d’EDF

Et pour cause. Nicolas Sarkozy n’entend pas toucher aux moteurs de l’ébriété énergétique française. Chaque unité d’énergie non consommée est autant de bénéfices en moins pour les producteurs d’énergie : il ne peut donc conduire qu’une politique de rénovation légère des bâtiments quand elle doit être massive. Chaque kWh d’électricité économisé fait baisser le chiffre d’affaires d’EDF : il maintiendra l’aberration écologique et économique qu’est le chauffage électrique. Toute nouvelle éolienne concurrence les énergies traditionnelles à la tête desquelles le nucléaire : il organise l’instabilité réglementaire et financière pour les énergies renouvelables.

En conditionnant sa taxe carbone à une taxe carbone aux frontières de l’Europe, le Président ne prend pas beaucoup de risques tant l’Union est divisée sur ce sujet. En usant de l’argument de la compétitivité de nos entreprises, il abuse les Français. Et pour cause : les industriels européens sont loin de souffrir des politiques climatiques européennes. Des entreprises, comme Arcelor-Mittal et Lafarge, pourraient même gagner sur cinq ans jusqu’à 1 500 et 300 millions d’euros respectivement grâce au marché européen de droits à polluer. Et surtout, les pays européens qui ont instauré une taxe carbone (Suède, Finlande, Danemark…) ont fortement gagné en efficacité énergétique tout en ayant des performances économiques et industrielles aussi bonnes sinon meilleures que les nôtres. On retiendra l’histoire d’un président passé en quelques jours de l’écolo-mégalomanie à l’écolo-cynisme. Pathétique et dramatique. » —

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Le Conseil d’Etat encourage la construction d’autoroutes !

Malgré des conclusions défavorables du Rapporteur Public, le Conseil d’Etat a confirmé la Déclaration d’Utilité Publique relative au Grand Contournement Ouest (G.C.O.) de Strasbourg.

Morcellement des territoires néfaste notamment à la survie d’espèces menacées, emprise de terres agricoles, cette décision est un nouveau revers pour le Grenelle de l’Environnement.

Cette décision est d’autant plus surprenante que les oppositions à ce projet sont nombreuses et transcendent les clivages politiques traditionnels. Par ailleurs des solutions alternatives plus respectueuses de l’environnement, basées notamment sur les transports collectifs, sont possibles.

A noter que, en parallèle,  la Cour de Justice des Commnuautés doit se prononcer prochainement sur la plainte déposée contre l’Etat Français qui avec ce projet met en cause la survie d’espèces protégées notamment le Grand Hamster.

Ce dossier n’est donc pas clos, espérons que le dossier de la RN154, pour lequel l’Etat devrait faire connaître sa décision dans les prochaines semaines, ne subira pas le même sort.

Forum Social Local à Orléans du 20 au 24 avril

Le  Forum Social Local d’Orléans a ouvert ses portes le 20 avril.

Au programme notamment :

- un point sur les expériences alternatives nées des précédentes éditions (par ex. Terre de Liens, l’AMAPP du Gâtinais),

- les villes en transition, en marche vers un autre monde ? : développement des processus citoyens qui organisent un changement de comportement collectif et individuel face aux crises écologiques et économiques (relocalisation alimentaire, circuits courts).

- Comment avoir une vie à échelle… humaine

- Le rôle des territoires et des collectivités locales dans la relocalisation.

Le détail du programme sur : http://collectiffslorleans.blogspot.com/

Parallèlement à ce forum, le F.S.L. a lancé un appel 2010 signé notamment par Europe Ecologie :

Pour se réapproprier notre vie

Le capitalisme financier a replongé le monde dans la crise ; le modèle de société néo-libérale, qui devait apporter bonheur et prospérité à chacun et qui a été imposé à toute la planète est au bord de l’implosion !

Chômage et insécurité sociale, toute-puissance des pouvoirs financiers, pillage aveugle de notre système écologique… La crise que notre monde traverse est globale : elle résulte de l’exploitation des ressources humaines et naturelles pour le plus grand profit de ceux qui possèdent le capital.

  • La libre circulation des capitaux et le libre-échange des marchandises ont pris le pas sur toute forme de coopération, de démocratie et de justice, au nom de la prétendue vertu du marché à définir ce qui est bon pour l’humanité.
  • Le productivisme inhérent au mode de développement commencé dans quelques pays il y a deux siècles et dominant le monde aujourd’hui réduit le bien-être humain et les biens communs. Il provoque ainsi une dégradation écologique et éthique qui menace les conditions de la vie humaine et l’équilibre des sociétés.

Le 16 mai 2009, le FSL orléanais avait pour thème la crise financière et les différentes alternatives possibles. Aujourd’hui, dans le même élan :

  • Nous interrogeons le libre-échange, système qui donne toute liberté au capitalisme financier d’agir en fonction de son intérêt propre sans entrave sociale, politique ou écologique.
  • Nous abordons la relocalisation, mouvement qui redonne voix à la démocratie et rouvre le champ du pouvoir politique citoyen ; relocalisation économique, alimentaire… mais aussi de nos modes de vie.
  • Nous ouvrons un espace de rencontre avec des initiatives locales qui offrent une alternative au modèle de société actuel. Nous faisons avec elles le pari que l’on peut vivre en changeant sa façon de travailler, de voyager, d’habiter son quartier, sa ville.

La taxe poids-lourds retardée...

Après l’échec de Copenhague, après le report de la taxe carbone, c’est au tour de la taxe poids lourds, destinée à favoriser les modes de transports alternatifs, d’être renvoyée aux calendes grecques.

Initialement prévue pour 2010, puis 2011, l’éco-redevance kilométrique ne connaîtra un début d’application qu’au second semestre 2012, avec une expérimentation en Alsace.

Cette taxe doit frapper les poids-lourds pour l’utilisation du réseau routier national non concédé et des routes départementales susceptibles de subir un report de trafic.

Le Gouvernement fait état de difficultés techniques pour justifier cette décision ; s’il est certain que le dispositif prévu parait ambitieux (péage basé sur un GPS embarqué dans les camions et sur des portiques de contrôle), on peut s’interroger sur les véritables motivations de ce report, d’autant quer cette taxe est susceptible de rapporter 1,25 milliard d’€ par an.

Ce péage doit en effet concerner les 800.000 camions (dont 200.000 étrangers) qui circulent en France, pour un montant oscillant entre 2,5 et 20 centimes d’€ par kilomètre.

En outre , il était prévu que la mise en place de l’éco-redevance, dans la mesure où elle entrainera un surcroit de recettes pour les sociétés d’autoroutes, aboutisse à une renégociation de la faible redevance versée par ces sociétés à l’Etat.

On comprend donc mal les raisons de se priver de ces recettes supplémentaires, même s’il est vrai que ce nouveau report aboutit à une mise en place de l’éco-redevance… après les élections de 2012.

Plus globalement, ne convient-il pas de considérer que cette décision est constitutive d’un enterrement de 1ère classe du Grenelle de L’Environnement ? Les 1,25 milliards de recettes prévues devaient en effet constituer le financement principal de l’Agence de financement des infrastructures de transports de France, censée piloter l’investissement dans les modes de transport collectifs/alternatifs.

Solutions Locales pour un désordre global :

Le film de Coline SERREAU “Solutions Locales pour un Désordre Global” est présenté mercredi au Ciné-Centre de Dreux à 20H en présence de la réalisatrice.

Ce film est une série d’entretiens et a pour but de montrer les réflexions et actions de ceux qui inventent dans le monde des solutions alternatives, dans le domaine de l’agriculture.

Visionner l’interview de Coline SERREAU :

[youtube

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Soirée organisée par l’AVERN et l’association Colibris

Appel pour l'école Publique : déjà 127.990 signataires

Jusqu’au 19 juin 2010, vous pouvez signer l’appel pour la défense de l’école publique en suivant ce lien :  http://www.appelpourlecolepublique.fr/

Pour que, simplement, l’Ecole Publique, laïque et gratuite redevienne une priorité.

 

Pollution des eaux en Eure-et-Loir : le coût des interconnexions des réseaux

Lorsque que des capatages ne peuvent plus être utilisés en raison de la pollution, dûe en Eure-et-Loir aux nitrates et pesticides, il n’ y pas 36 solutions : il faut aller chercher l’eau ailleurs… en connectant entre eux les réseaux.

Plusieurs opérations de ce type sont en cours de réalisation :

     – Dans la Communauté de Communes des Trois Rivières qui regroupe les communes du canton de Cloyes, des captages doivent être abandonnés pour de nouveaux, et plus de 40 km de canalisations doivent être réalisés pour les relier aux communes.

Les travaux qui devraient être terminés en 2011 ont un coût annoncé de…8 M€, qui sera répercuté directement ou non sur les habitants.

     – La Communauté de Communes du Bonnevalais doit se résoudre elle à prendre en charge la compétence de la production d’eau potable pour pouvoir faire face aux importants moyens qui doivent être mis en oeuvre pour délivrer une eau potable, notamment la mise en place éventuelle du usine de dénitrification, dont le coût serait supérieur à 15 M€…

- Dreux Agglo va lancer un chantier de 6 Md€ pour approvisionner les communes de Garnay, Bois-le-Roi, Garancières-en-Drouais, Crécy-Couvé, Aunay-sous-Crécy, Saulnières, Tréon, Luray, et Marville-Moutiers-Brûlé en eau potable, le seuil de 50 mg/l de nitrates étant dépassé dans ces communes.

Les habitants et consommateurs vont donc payer le prix fort de la pollution des eaux par les nitrates et pesticides (le doublement voire le triplement du prix de l’eau est annoncé dans certaines communes).

Que se passera-t-il dans quelques années lorsque ces nouveaux forages seront eux aussi pollués, si aucune diminution des intrants dans les sols ne voit le jour ?

Les conséquences ne concerneront plus uniquement le prix de l’eau… qui voudra vivre dans une ville ou un village où l’on doit boire de l’eau en bouteilles ?

Il est urgentissime que l’Etat intervienne dans ce domaine pour qu’à long terme des solutions durables puissent être trouvées. Pourtant, les Parlementaires d’Eure-et-Loir sont étrangement silencieux sur ce dossier.

A suivre…

Cantine Bio à Chartres : pas question !

Le Syndicat Intercommunal de Restauration Collective du Bassin Chartrain (R.C.B.C.) qui dessert Chartres, Barjouville, Berchères les Pierres, Champhol, Coltainville, Corancez, Le Coudray, Gasville-Oisème, Jouy, Luisant, Morancez, Nogent le Phaye, Sours et Ver-les-Chartres n’entend pas servir des repas bio, selon un article récent de la Rep.

Raisons avancées : le coût des matières premières qui serait supérieur d”au moins 40% en raison de la faible production bio nationale, et l’obligation de répercuter l’augmentation du prix sur le consommateur.

Par ailleurs, il faudrait passer à des repas 100% bio pour que la décision soit “valable”, selon le Directeur François Charlemagne.

Bon, le Directeur de la R.C.B.C. parait reconnaître sans difficulté qu’il n’est pas un adepte de la nourriture biologique…

L’argumentation avancée concernant le coût ne tient pas la route :

D’après une étude commandée par la Fédération des Maires de Villes Moyennes en 2009, le surcoût lié au bio est estimé à une moyenne de 30% du prix des denrées. Si la R.C.B.C. introduisait 20% de denrées bio, cela représenterait donc un surcoût global sur les denrées de 6%, et une augmentation du prix des repas de 2%…

L’argument financier est donc très pratique et évite d’avoir à remettre en cause son organisation, notamment au niveau des circuits d’approvisionnement.

Il s’agit donc là clairement d’un manque de volonté, et de volonté politique (les décideurs dans un Syndicat Intercommunal sont les représentants des Communes).

La ville de Saint-Etienne (42) a elle décidé d’introduire 50% de produits bio depuis la rentrée 2009, sans hausse du prix du repas pour les familles, et les repas seront 100 % bio à terme.

En tout état de cause, le Grenelle de l’Environnement prévoit qu’à partir de 2012 20% de produits bio devront être introduits dans les cantines : la RC.B.C. devra donc s’y mettre…

aucentredesenergies.com met en ligne des reportages consacrés au développement durable en Eure-et-Loir

Notamment un reportage consacré à l’ex-Avern nouvelle “Vie, Environnement, Respect et Nature” de Germain FRAUDIN et au Relais Eure-et-Loir, entreprise de l’économie sociale et solidaire spécialisée (mais pas seulement) dans le recyclage des vêtements.

En savoir plus sur www.aucentredesenergies.com et sur Le Relais Eure-et-Loir